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Crédit Photo : Henri Grangean

Paysages Humains
La parole s’ouvre sur deux poèmes de Nazim Hikmet, grand poète turc du début du XXè siècle. Epopée de la guerre d’indépendance, extraits du recueil Paysages Humains, traversent la période bouleversée de l’après 1914. On y découvre la douleur de la ville d’Istanbul, occupée par les alliés, la condition de la femme turque  » qui meurt comme si elle n’avait jamais vécu et dont la place au foyer vient après celle du boeuf « , et le Congrès d’Erzurum, lors duquel la révolution, dirigée par Mustafa Kemal, jeta les bases de la république nouvelle de Turquie.
La sage Berceuse pour temps d’Edgar Kert, auteur contemporain israélien, s’oppose aux voix puissantes et sensuelles de Violette Krikorian, Mariné Pétrossian et Arpi Voskanian, figures vivantes de la poésie arménienne. En réponse à Nazim Hikmet, elles nous parlent de la ville d’Erevan d’aujourd’hui et viennent joyeusement secouer les carcans, défier l’orgueil chrétien, s’emparer de leur liberté, affirmer leurs désirs.
Le violoncelle de Léonore Grollemund porte en lui les sonorités des chants tziganes, turcs, grecs et orientaux. La voix des poètes, portée par Chloé Bégou, exprime avec force et pudeur le tragique de nos paysages humains.