Présentation

L’orchestre des Nuits d’été joue la symphonie Le Matin de Joseph Haydn, face au parc de l’Hôtel Rond, en 2015

En bref

Les Nuits d’été est un festival itinérant qui se déroule chaque année lors de la première quinzaine d’août, sur tout l’avant pays savoyard, du pays yennois jusqu’en Chartreuse. Sa durée est de 9 jours.

La tête à l’envers à la salle polyvalente de Novalaise en 2018. Crédit Jean-Pierre Dupraz

Il propose de nombreux spectacles (en majorité des concerts), et sa programmation est marquée par la pluridisciplinarité et l’exigence artistique. Ainsi, musique classique, musique d’aujourd’hui, théâtre, cirque, poésie sillonnent les routes qui mènent, au lac d’Aiguebelette.

Chaque jour, le·la spectateur·trice se voit proposer deux à trois événements, dans des lieux et communes différents, à 11h et 20h30, 17h et parfois aussi au petit matin ou à 23h.

Ainsi, les spectateurs·trices peuvent se retrouver à écouter Mozart dans une chèvrerie, de la musique contemporaine sur une place de village, du jazz au bord du lac, voire une pièce de théâtre dans une forêt en plus d’être accueilli·e·s dans les églises et salles des fêtes.

Pour sa réalisation, le festival s’appuie sur un réseau fort de bénévoles, impliqué·e·s dans la réussite du festival, mais aussi d’habitant·e·s, qui logent l’ensemble de l’équipe (bénévoles, technicien·ne·s, artistes) pendant toute la période !

Le réseau artistique qui se retrouve chaque année n’a fait que grandir, diversifiant les propositions, accompagnant le public sur les chemins sinueux de la création artistique.

En moins bref

Objectif

Le festival des Nuits d’été a été créé en 2001. Constitué d’abord autour de la volonté de faire vivre la musique classique sur un territoire dépourvu de structure de diffusion.

Au fil des années, l’axe artistique s’est précisé : le festival veut défendre auprès de tous·tes les formes musicales et artistiques écrites (ou dites savantes), pour en mettre en valeur le fort potentiel « populaire », et faciliter l’appropriation par chacun·e de tous types de démarches artistiques, y compris les plus exigeantes.

Les formes présentées, elles, ont évolué, autour de cet axe : musique contemporaine, jazz, chanson, musiques du monde, musiques expérimentales. Le festival est aujourd’hui un temps dédié à l’expression sous presque toutes ses formes, puis qu’il peut également proposer du théâtre, du cirque, des conférences, des rencontres, etc.

Yvonne princesse de Bourgogne à la ferme de la Berthe de Saint-Franc en 2019. Crédit Jean-Pierre Dupraz

Singularité

Les Nuits d’été trouvent leur singularité dans l’itinérance.

Chaque jour, le festival investit deux lieux (parfois trois ou quatre), de l’avant-pays savoyard. L’association est attentive à proposer des concerts un peu partout sur le territoire, d’investir chaque communauté de commune, d’aller au plus proche des habitant·e·s, dans les villages peu investis par les propositions artistiques et culturelles le reste de l’année.

Les lieux eux-mêmes constituent une partie importante de la proposition faite aux spectateurs·trices. En effet, outre les lieux qui accueillent habituellement ce genre de manifestations en zone rurale (salles des fêtes et églises), nous cherchons sans cesse d’autres lieux, plus atypique, afin de créer des conditions d’écoute différentes, favorisant, pour les publics les plus novices, la découverte d’œuvres musicales.

L’idée est également de créer parfois des résonances particulières entre l’histoire sociale ou patrimoniale d’un lieu, et les caractéristiques de la proposition musicale qui y est faite.

Ainsi, lors du festival, le·la spectateur·trice arpente l’ensemble du territoire, découvre des lieux connus ou inconnus, en redécouvre d’autre, avec un œil nouveau (et aussi une oreille nouvelle !)

Une résonance régionale et nationale

Les Nuits d’été, par leur programmation et leur singularité ont l’ambition avouée de rayonner en dehors des frontières de la Savoie, bien qu’elles soient très ancrées sur leur territoire.

Les artistes invité·e·s sont d’envergure parfois régionale, parfois nationale, parfois internationale. Les rencontres que le festival occasionne et les projets qui peuvent en émerger en font un temps reconnu de nombreux·ses artistes issus de tous types de pratique.

Par ailleurs, il est l’un des rares événements savoyards reconnu et soutenu par les structures nationales et sociétés civiles d’aide à la création et à la diffusion comme la SPEDIDAM, l’ADAMI, la SACEM, l’ONDA lorsqu’un élément de programmation s’y prête, etc.